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Je te hais, pour toute la douleur que tu m'infliges.

Je te hais, pour toute la douleur que tu m'infliges.
J'ai parié son absence sous un sourire faussement sincère, et au fond de moi, j'espèrais avoir tort, j'espèrais voir son sourire derrière la porte. Mais je n'ais pas eu tort. C'est un sentiment de déséquilibre moral à m'en rendre folle. Oui, son absence m'a rendue folle. Le plus douloureux, c'est de ne pas savoir où il se trouve, n'en avoir aucune idée et l'imaginer heureux alors que vous ne l'êtes pas vous-même. En temps normal, l'amour se partage, se vit à deux et le bonheur de l'autre rend heureux. En temps normal. Et moi, je souffre de son absence, de son importante présence parfois, souffre de ses promesses jamais ou rarement tenues, de ma naïveté qui le rend plus puissant, qui me rend plus controlable et me bande les yeux sur la véritable éxistance qui pourrait me rendre réellement heureuse. Au lieu de ça, je me satisfais dans le cocon de ma douleur rassurante, puisque cette boule au creux du ventre ne me quitte plus et parait avoir sa place, et que je n'imaginerais pas une journée sans. A vrai dire, je ne sais même pas si goûter au bonheur fait partis de mes projets futur. Je ne crois pas au hasard, au paysage de rêve aux côtés de la personne que l'on aime plus que tout au monde, ou du moins que l'on crois aimer de telle sorte, et un beau jour, on ouvre les yeux sur la dure réalité, et ce jour là, cette boule au creux du ventre vous quitte et tout parait si simple, votre destin est tout tracé, et vous ne voulez plus l'attendre. C'est une overdose. Overdose d'amour qui, à vos yeux, coulait dans votre sang, alors qu'en réalité, chaque jour de cette romance vous ont tué, non pas d'amour mais d'ivresse de liberté. Le coeur meurtri un peu plus au fil des ans, la renaissance en devient plus douloureuse, mais vous êtes convaincus de ne pas être comme tous les autres, vous avez la certitude que la fin n'est pas à ce jour, que la force va vous permettre de vous en sortir. Et pourtant ...

# Posté le lundi 22 décembre 2008 11:32

Modifié le lundi 22 décembre 2008 17:25

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