Je te hais, pour toute la douleur que tu m'infliges.

Je te hais, pour toute la douleur que tu m'infliges.
J'ai parié son absence sous un sourire faussement sincère, et au fond de moi, j'espèrais avoir tort, j'espèrais voir son sourire derrière la porte. Mais je n'ais pas eu tort. C'est un sentiment de déséquilibre moral à m'en rendre folle. Oui, son absence m'a rendue folle. Le plus douloureux, c'est de ne pas savoir où il se trouve, n'en avoir aucune idée et l'imaginer heureux alors que vous ne l'êtes pas vous-même. En temps normal, l'amour se partage, se vit à deux et le bonheur de l'autre rend heureux. En temps normal. Et moi, je souffre de son absence, de son importante présence parfois, souffre de ses promesses jamais ou rarement tenues, de ma naïveté qui le rend plus puissant, qui me rend plus controlable et me bande les yeux sur la véritable éxistance qui pourrait me rendre réellement heureuse. Au lieu de ça, je me satisfais dans le cocon de ma douleur rassurante, puisque cette boule au creux du ventre ne me quitte plus et parait avoir sa place, et que je n'imaginerais pas une journée sans. A vrai dire, je ne sais même pas si goûter au bonheur fait partis de mes projets futur. Je ne crois pas au hasard, au paysage de rêve aux côtés de la personne que l'on aime plus que tout au monde, ou du moins que l'on crois aimer de telle sorte, et un beau jour, on ouvre les yeux sur la dure réalité, et ce jour là, cette boule au creux du ventre vous quitte et tout parait si simple, votre destin est tout tracé, et vous ne voulez plus l'attendre. C'est une overdose. Overdose d'amour qui, à vos yeux, coulait dans votre sang, alors qu'en réalité, chaque jour de cette romance vous ont tué, non pas d'amour mais d'ivresse de liberté. Le coeur meurtri un peu plus au fil des ans, la renaissance en devient plus douloureuse, mais vous êtes convaincus de ne pas être comme tous les autres, vous avez la certitude que la fin n'est pas à ce jour, que la force va vous permettre de vous en sortir. Et pourtant ...

# Posté le lundi 22 décembre 2008 11:32

Modifié le lundi 22 décembre 2008 17:25

Je chante un baiser.





Une déambulation nocturne dans les chemins étroits de la campagne profonde, la boue collée aux chaussures, la lune perchée là-haut, nous surveillant, de son point d'observation inégalable. L'air pur, le vent froid, tout autour, les champs. Mes yeux froids se referment sur la nuit, et, ensemble, comme pris d'un élan de folie, tu prends ma main, et je devine un sourire sur tes lèvres puisque mes yeux sont fermés sur la vie, et le brouhaha des voitures au loin, tu me demandes de lever la tête vers le ciel, parsemé d'étoiles, et je m'exécute. La fraicheur de la nuit caresse mon visage, mes jambes sont lourdes, l'impression de m'enfoncer dans le sol, je dois m'asseoir. Alors je m'assois, ta main toujours dans la mienne, j'essaie d'ouvrir les yeux, c'est surhumain, les refermes. C'est un sentiment indescriptible de bien-être moral, c'est si bon. Je ne sais pas réellement combien de temps nous sommes restées là, côte à côte, la tête embuée par l'alcool, et ton visage, au fur et à mesure des minutes, qui s'était déposée sur mon épaule. Mais, prise d'un soudain désir de fuir, d'aller loin, très loin, je me suis levée, doucement, les yeux toujours fermés, j'ai entendu ta tête taper par terre et ton rire sonner dans la nuit, un rire franc, pure, le rire de l'alcoolique dont le taux de vodka dans le sang dépassait la moyenne nationale. C'était tellement bon, tellement unique, que je me suis mise à rire avec toi. Et l'euphorie nous a prises, nous ne pouvions pas parler, ni même respirer. Ça faisait mal aux côtes, aux pommettes, ça faisait mal à la tête, ça montait dans les neurones, embuait nos organes moteurs, nous empêchant de penser, de réaliser la bêtise du moment, je distinguais à peine la lumière au bout du chemin, comme un couloir sans fin, les herbes hautes dansant autour de nous, la lune riant de notre ridicule. J'avais mal au sourire, tu me voyais sans réellement me voir, tes pupilles explosées par la drogue, et nous nous regardions comme si nos yeux avaient à dire des choses que ne prononçaient pas nos bouches. Ton visage était blafard, tes dents claquaient par le froid, et soudain, dans un éclat violent, une explosion de rire venait transpercer la nuit, et je me joignais à toi parce que c'était impossible de ne pas te suivre, et nos cris de joies s'entrelaçaient, ne formaient plus qu'un, comme une danse, la danse de l'ivresse dans un vieux chemin, tellement puissant, complices, tellement pathétique aussi. Je voulais m'endormir sur l'instant, arrêter le temps, faire disparaître la lune et les étoiles, plonger nos esprit dans un monde noir et se croire seules au monde, puisque nous l'étions, incomprises et totalement ivres, saoulées par la lassitude de chaque jour, le c½ur démoli par le manque, je ne savais pas réellement ce que j'attendais, une renaissance peut-être, ou simplement la vie, redécouvrir ce que c'est, de vivre.






Je chante un baiser.

# Posté le jeudi 04 décembre 2008 11:57

Modifié le dimanche 07 décembre 2008 06:28

« Avoir la certitude d'aimer et de l'être en retour. »

« Avoir la certitude d'aimer et de l'être en retour. »







301108; Premier jour du reste de ma vie.










# Posté le jeudi 27 novembre 2008 11:15

Modifié le lundi 01 décembre 2008 12:49

Bébouuuuuu, tu connais le HAYKIK ? Ouais, et ta gueule aussi.

Bébouuuuuu, tu connais le HAYKIK ? Ouais, et ta gueule aussi.

# Posté le lundi 24 novembre 2008 14:16

Modifié le lundi 22 décembre 2008 11:55